L’Enfant de l’ogre, un roman puissant où l’innocence affronte la monstruosité.
Que sait-on vraiment de ce que vivent, ressentent et traversent les enfants des faits divers ?
Ancienne reporter, lauréate en 2010 du prix Albert-Londres, Delphine Saubaber a longtemps côtoyé la violence sous toutes ses formes. Avec L’Enfant de l’ogre, inspiré de faits réels, elle parcourt un territoire encore inexploré des féminicides : celui des enfants laissés derrière, ceux qui ont tout perdu et ont tant à nous dire.
Construit comme un puzzle, le roman s’ouvre sur Mathis, six ans, qui n’a plus ni mère ni père, puisque sa mère n’est plus qu’un corps qu’on cherche partout et son père est soupçonné d’y être pour quelque chose. Nous suivons l’enfant lors de ses entretiens avec les psychologues, dans le flux de ses souvenirs et de ses pensées les plus intimes, tandis que se dessine, en miroir, le couple que formaient ses parents avant le drame et, dans la presse, l’avancée des recherches.
Tout au long du récit, Delphine Saubaber met sa plume au service du lecteur, l’invitant à rassembler lui-même les fragments de cette histoire pour tenter de recomposer le parcours d’une famille brisée et de comprendre comment tout a basculé. Il se dégage de ses phrases une forme de beauté furieuse et une profonde humanité qui rend ses personnages inoubliables, mais surtout, ses mots d’une justesse rare bouleversent, et font de ce roman une des lectures les plus marquantes de ce début d’année.
Retrouvez Delphine Saubaber à Quais du Polar, sur le stand des éditions Phébus, du vendredi 3 au dimanche 5 avril 2026 ! Voir tous ses événements ici







